Le PSV Eindhoven bête noire de Govou
Ligue des champions - Le PSV Eindhoven bête noire de Govou (MAGAZINE)
AFP 06.04.05
LYON, 6 avr (AFP) - Héros malheureux du quart de finale aller de Ligue des champions de football contre les Néerlandais du PSV Eindhoven (1-1), l'attaquant lyonnais Sidney Govou veut prendre sa revanche lors du match retour face à sa bête noire. "On a raté, ou plutôt, j'ai raté le ballon du 2-0 et c'est peut être cela qui nous met un peu dedans", affirme sans détour à l'AFP Govou, qui a limité ses contacts avec la presse mercredi matin à sa sortie de l'entraînement, sans doute pour ne pas avoir à commenter maintes fois l'occasion qui a empêché de dormir plus d'un supporteur lyonnais. Cette occasion ratée aux six mètres seul face à Gomes, le gardien brésilien du PSV, risque toutefois de le hanter pendant longtemps si l'OL ne se qualifie pas pour les demi-finales. Même si mardi soir dans le feu de l'action, il affirmait: "J'en raterai d'autres dans ma carrière". Même si une de ses actions d'éclat a conduit à l'unique but lyonnais de la soirée, après un débordement sur l'aile droite (Malouda, 12e). Destin Le club néerlandais ne réussit décidément pas à l'international français (13 sélections). En juillet 2003, Govou s'était gravement blessé à une cheville après un tacle appuyé, lors d'une Coupe de la Paix dont le nom avait été visiblement oublié par un défenseur du PSV. Cette blessure avait hypothéqué une grosse partie de la dernière saison et en avait ouvert une autre: son placement sur la liste des transferts à l'intersaison dernière alors qu'il était sous contrat jusqu'en 2008. "Comme l'année dernière on m'avait mis sur la liste des transferts, cette année je peux m'y mettre moi-même si je me sens de partir", confie-t-il. "C'est ma 5e année professionnelle ici, j'ai 26 ans, et j'ai fait le tour de pas mal de choses ici." Car le destin de Govou, promu capitaine de l'équipe pendant l'absence de Caçapa, est indissociablement lié à celui de l'OL. Fils d'un professionnel du Puy-en-Velay, Govou a "tout connu, tout donné. Les débuts en Ligue des champions jusqu'à aujourd'hui. Lyon, c'est mon premier club, le club qui a fini ma formation. Je ne me pose même pas la question de savoir ce qui aurait pu se passer ailleurs. J'ai eu la chance de rester dans ma région (une heure 30 de voiture entre Le Puy et Lyon). Mon oncle et ma soeur habitent ici, mon père et ma mère viennent souvent". Engouement majeur Govou est donc l'un des plus qualifiés pour mesurer le chemin parcouru par l'OL. "Les mentalités changent lentement. Mais cela évolue sur le long terme. Avant, il y avait moins de soutien, maintenant il y a un public qui nous soutient comme mardi. Les jeunes de 13-18 ans s'identifient maintenant au club. C'est devenu très impressionnant, cela a gonflé au fil des années. Le respect ou l'amour du public ne s'achètent pas, il viendra", raconte Govou. Un grand résultat en Coupe d'Europe pourrait en tout cas faire naître un engouement majeur en France pour un club dont le rayonnement ne semble pas en rapport avec la domination qu'il exerce sur le football français ces dernières années. Un résultat qui passe par une victoire à Eindhoven. "Il reste 90 minutes à jouer. Il faut aller là-bas pour gagner. On a fait un bon match mardi même si le résultat n'est pas celui espéré, analyse Govou. On a prouvé qu'on pouvait les battre. Il faudra marquer. On est confiants". Une victoire aux Pays-Bas permettrait à Govou de quitter l'OL par la grande porte et de ne plus faire de cauchemars avant d'affronter des clubs néerlandais.
AFP 06.04.05
LYON, 6 avr (AFP) - Héros malheureux du quart de finale aller de Ligue des champions de football contre les Néerlandais du PSV Eindhoven (1-1), l'attaquant lyonnais Sidney Govou veut prendre sa revanche lors du match retour face à sa bête noire. "On a raté, ou plutôt, j'ai raté le ballon du 2-0 et c'est peut être cela qui nous met un peu dedans", affirme sans détour à l'AFP Govou, qui a limité ses contacts avec la presse mercredi matin à sa sortie de l'entraînement, sans doute pour ne pas avoir à commenter maintes fois l'occasion qui a empêché de dormir plus d'un supporteur lyonnais. Cette occasion ratée aux six mètres seul face à Gomes, le gardien brésilien du PSV, risque toutefois de le hanter pendant longtemps si l'OL ne se qualifie pas pour les demi-finales. Même si mardi soir dans le feu de l'action, il affirmait: "J'en raterai d'autres dans ma carrière". Même si une de ses actions d'éclat a conduit à l'unique but lyonnais de la soirée, après un débordement sur l'aile droite (Malouda, 12e). Destin Le club néerlandais ne réussit décidément pas à l'international français (13 sélections). En juillet 2003, Govou s'était gravement blessé à une cheville après un tacle appuyé, lors d'une Coupe de la Paix dont le nom avait été visiblement oublié par un défenseur du PSV. Cette blessure avait hypothéqué une grosse partie de la dernière saison et en avait ouvert une autre: son placement sur la liste des transferts à l'intersaison dernière alors qu'il était sous contrat jusqu'en 2008. "Comme l'année dernière on m'avait mis sur la liste des transferts, cette année je peux m'y mettre moi-même si je me sens de partir", confie-t-il. "C'est ma 5e année professionnelle ici, j'ai 26 ans, et j'ai fait le tour de pas mal de choses ici." Car le destin de Govou, promu capitaine de l'équipe pendant l'absence de Caçapa, est indissociablement lié à celui de l'OL. Fils d'un professionnel du Puy-en-Velay, Govou a "tout connu, tout donné. Les débuts en Ligue des champions jusqu'à aujourd'hui. Lyon, c'est mon premier club, le club qui a fini ma formation. Je ne me pose même pas la question de savoir ce qui aurait pu se passer ailleurs. J'ai eu la chance de rester dans ma région (une heure 30 de voiture entre Le Puy et Lyon). Mon oncle et ma soeur habitent ici, mon père et ma mère viennent souvent". Engouement majeur Govou est donc l'un des plus qualifiés pour mesurer le chemin parcouru par l'OL. "Les mentalités changent lentement. Mais cela évolue sur le long terme. Avant, il y avait moins de soutien, maintenant il y a un public qui nous soutient comme mardi. Les jeunes de 13-18 ans s'identifient maintenant au club. C'est devenu très impressionnant, cela a gonflé au fil des années. Le respect ou l'amour du public ne s'achètent pas, il viendra", raconte Govou. Un grand résultat en Coupe d'Europe pourrait en tout cas faire naître un engouement majeur en France pour un club dont le rayonnement ne semble pas en rapport avec la domination qu'il exerce sur le football français ces dernières années. Un résultat qui passe par une victoire à Eindhoven. "Il reste 90 minutes à jouer. Il faut aller là-bas pour gagner. On a fait un bon match mardi même si le résultat n'est pas celui espéré, analyse Govou. On a prouvé qu'on pouvait les battre. Il faudra marquer. On est confiants". Une victoire aux Pays-Bas permettrait à Govou de quitter l'OL par la grande porte et de ne plus faire de cauchemars avant d'affronter des clubs néerlandais.


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